Les violations
des droits de l’Homme

ARTICLE 13 — LIBRE CIRCULATION

« 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État.

« 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. »

Au Myanmar, des milliers de citoyens sont prisonniers, dont 700 objecteurs de conscience. La personnalité la plus connue est Daw Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel. Emprisonnée ou en état d’arrestation pendant quatorze ans au cours des vingt dernières années, à titre de représailles pour ses activités politiques, elle a refusé les offres du gouvernement d’être libérée en échange de son exil.

En Algérie, les réfugiés et les demandeurs d’asile sont fréquemment mis en détention, victimes d’expulsion ou de mauvais traitements. Vingt-huit personnes de pays africains subsahariens, ayant le statut officiel de réfugiés délivré par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) ont été déportées au Mali après avoir été jugées à tort, sans conseiller légal ni interprète, et accusées d’être entrées illégalement en Algérie. Elles ont été abandonnées près d’une ville du désert où un groupe malien armé était en action, sans nourriture ni eau ni la moindre aide médicale.

Au Kenya, les autorités ont violé la loi internationale concernant les réfugiés quand elles ont fermé leurs frontières aux milliers de personnes fuyant le conflit armé en Somalie. Des demandeurs d’asile ont été illégalement arrêtés à la frontière du Kenya sans inculpation ni procès et ramenés de force en Somalie.

Dans le nord de l’Ouganda, 1,6 million d’habitants sont restés dans des camps de personnes déplacées. Dans la région d’Acholi, la plus affectée par un conflit armé, 63 % des 1,1 million de personnes déplacées en 2005 vivaient toujours dans les camps en 2007 ; 7000 personnes seulement sont retournées de manière permanente dans leur pays d’origine.

ARTICLE 18 — LIBERTÉ DE PENSÉE

« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites. »

Au Myanmar, la junte militaire a écrasé des manifestations pacifiques organisées par des moines, des monastères ont été pillés et fermés, des propriétés confisquées et détruites. Les manifestants ont été jetés en prison, battus et fusillés, et leur famille et leurs amis ont été harcelés ou retenus en otage.

En Chine, des pratiquants du groupe religieux Falun Gong ont été torturés et ont subi d’autres mauvais traitements pendant qu’ils étaient en détention. Des chrétiens ont été persécutés pour avoir pratiqué leur religion en dehors des limites autorisées par l’État.

Au Kazakhstan, dans une communauté près d’Almaty, les autorités locales ont autorisé la destruction de maisons, appartenant toutes à des membres du groupe religieux Hare Krishna, faussement accusés d’avoir acquis illégalement le terrain sur lequel les maisons étaient construites. Seules les maisons appartenant aux membres de la communauté de Hare Krishna ont été détruites.